
Dimanche 8 février 2026
Sainte Joséphine Bakhita
Religieuse (+ 1947)
Saint Jacut
Moine (VIe siècle)
En Bretagne, au VIe siècle, saint Jacut, abbé. Tenu pour le frère des saints Guénolé et Guéthenoc, il construisit un monastère au bord de la mer, qui prit ensuite son nom.


BILLET D'HUMEUR
"Je suis toujours joyeuse et je prie sans cesse ! En toute chose je rends grâce à Dieu !"
La barque d’Ezéchielle
Il est 5 heures du matin. Je n’arrive plus à dormir car je pense à ma fille. Je prie, non pas pour demander sa guérison, mais pour trouver ce que je dois faire ou ce que je dois lui dire pour l’aider à se sortir de cette situation dans laquelle elle est en train de sombrer.
Il est difficile de voir son enfant s’éloigner, emportée par le courant et ne rien pouvoir faire. « Comment lui dire ? Comment lui faire comprendre que je l’aime et qu’elle n’est pas seule, sans qu’elle pense que je la considère comme un bébé ? » Ce n’est pas le cas, loin de là ! Mais c’est le propre des « bébés » de refuser l’aide de leur maman. Ils rejettent la main que leur tend celle-ci, voulant se débrouiller seul, pour justement prouver qu’ils ne sont plus des bébés, au risque de tomber ou de se blesser gravement !
Je prie Marie, notre mère, car il est bon de se reconnaître « son enfant » et de se laisser protéger par Celle qui nous tend les bras !
Soudain, je me revois sur la plage de Kervoyal à Damgan « quelques années auparavant » !... Ezéchielle devait avoir 8 ou 10 ans ! Elle s’amusait dans l’eau avec un petit bateau en plastique bleu qui flottait sur les vagues. Son papa et moi, nous la suivions des yeux quand il nous sembla qu’elle s’éloignait de plus en plus, emportée par le courant ! Au moment où je commençais à paniquer en prenant conscience du danger qu’elle courrait, je la vis sauter du bateau et le ramener à la nage ! Au fur et à mesure qu’elle revenait vers nous, ma peur s’estompait peu à peu, faisant place à l’admiration. Elle avait fait preuve d’une grande lucidité pour son âge, en prenant la décision de prendre les choses en main. Elle ne voulait plus se laisser « menée en bateau » pour se retrouver ballottée au gré du vent et des vagues et décida toute seule de revenir vers le rivage où l’attendait ses parents !
Le fil de mes pensées me ramène à ce jour de janvier 2007 où, après avoir été ballottée, depuis des années, par une mer déchaînée, Ezéchielle décidait de reprendre sa vie en main en sautant de la barque qui l’entraînait ! Là encore, elle a réussi toute seule à revenir vers le rivage où elle est restée pendant 7 ans. Malheureusement, à force de flirter avec les vagues, elle se trouve de nouveau emportée vers le large et s’accroche à un bateau de fortune qui l’éloigne de sa famille et des gens qui l’aiment !
Alors, je crie, pourvu qu’elle m’entende, qu’elle ne soit pas trop loin ! « Ezéchielle, revient ! Saute de ta barque, laisse-là partir au loin et revient vers nous. Tes parents, tes enfants, tes frères et sœurs, tes amis, nous t’attendons ! Si tu es trop loin et que tu as peur de ne plus avoir la force de faire le voyage, appelle-nous, nous irons te chercher. Rappelle-toi : un bébé refuse qu’on lui tienne la main car il pense qu’il est assez grand pour se débrouiller seul, un adulte a conscience que, dans certaine situation il a besoin d’aide pour s’en sortir.
C’est une preuve de lucidité de penser que nous avons tous besoin les uns des autres !
« Crois en Jésus, il t’aime et tes parents aussi ! »
Françoise
DIMANCHE 8 FÉVRIER 2026
« J’AI TROUVÉ SUR MA ROUTE UNE LAMPE ALLUMÉE,
CE QUI A FAIT DE MOI UN TÉMOIN DE LUMIÈRE » !
Aujourd’hui, dans le Livre d’Isaïe, il est écrit : Ainsi parle le Seigneur : Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront vite. Alors, si tu appelles, le Seigneur, il dira : « Me voici. » Si tu fais disparaître de chez toi le geste accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi.
Et dans l’Évangile de Matthieu, Jésus disait à ses disciples : Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Il me semble que « Être la Lumière du monde » ne signifie pas « Attirer l’attention sur soi »
Mais c’est donner aux autres l’envie de nous connaître en leur révélant par notre attitude,
Un visage du Christ qui sans nous n’aurait pas existé !
Et le sourire qui éclaire le visage des chrétiens à la sortie de la messe
Est le reflet du Christ ressuscité qu’ils viennent de recevoir !
Cependant, ce reflet s’estompe dès qu’ils fixent leur regard sur l’écran de leur téléphone à la recherche de
Simples Messages Suffisant pour les informer de leur conduite à tenir,
Occultant à leurs yeux, le visage de celui qui a faim et qui souffre de n’être pas reconnu !
Comme en témoigne cette histoire que j’ai moi-même vécue ! Un jour que j’allais faire quelques courses, j’aperçus, devant la porte du magasin, une personne assise, près d’un baluchon ! Je décidais de m’avancer vers elle pour lui dire « bonjour » ! Dès qu’elle me vit, elle s’écria : « Personne ne me voit, personne ne m’aime ! » ! Bouleversée, je lui dis : « Mais si, moi je vous aime ! Quel est votre prénom ? » Elle me répond : « Je n’en ai pas, je ne m’en souviens plus, mais vous, si vous voulez, pouvez m’en donner un ! » Alors, je lui ai dit : « Je vous appelle « Aimée » parce que moi je vous aime ! » Puis, regardant ma croix, elle me dit : « Il vous fait du bien ? » Après avoir échangé quelques mots, je suis entrée dans le magasin et, sans qu’elle m’ait rien demandé, je ressortais avec un moreau de pain, sur lequel elle s’est jetée en disant : « Oh ! Merci ! Parce que j’avais faim ! » Depuis ce jour, ma lumière s’est levée dans les ténèbres et mon obscurité est devenue lumière de midi ! Car dans son regard ému, j’ai reconnu Jésus !
J’AI RENCONTRÉ JÉSUS !
« J’ai rencontré quelqu’un, assis sur le bitume
Et quand allant vers lui, Il me dit avec amertume
Personne ne me voit, personne ne m’aime
Je lui ai répondu, mais si, moi je vous aime !
Quel est votre prénom pour que je prie pour vous ?
Je n’en ai pas, je ne m’en souviens plus, mais vous
Si vous le voulez bien,
Pouvez m’en donner un !
Alors je lui ai répondu Je vous appelle « Aimé »
Et quand, prenant ce pain
Que je lui ai donné
Il s’écria : « Merci, parce que j’avais faim ! »
Dans son regard ému
J’ai reconnu Jésus ! »
C ‘est ainsi qu’en trouvant sur ma route une lampe allumée, pour éclairer mes pas sur les pas de Jésus,
J’aimerais être l’huile pour recharger la lampe, qu’elle devienne Lumière sur les pas de mes frères !
Françoise

